Contre le rascisme et le fachisme – lannion

IMPORTANT :
Manifestation organisée par la Coordination Antiracisme du Trégor-Goëlo et l’AFPS Trégor, dans le cadre de la journée internationale contre le Racisme et le Fascisme, Samedi 23 Mars à 11h départ devant La Mairie de Lannion !
23 mars : Si pas toi, qui ?
Soudain le fascisme n’était plus un fantasme… Qui que tu sois, tu as besoin de nous. Et on a besoin de toi. Si pas toi, qui ?

lien à partager : https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/140324/23-mars-si-pas-toi-qui

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« Mais si nous tirons tous il tombera

Ça ne peut pas durer comme ça

Il faut qu’il tombe, tombe, tombe,

Vois-tu comme il penche déjà

Si je tire fort il doit bouger

Et si tu tires à mes côtés

C’est sûr qu’il tombe, tombe, tombe,

Et nous aurons la liberté »

Le pieu (titre original L’estaca) écrit en 1968 par un chanteur catalan, Lluis Llach, contre la dictature de Franco

C’est sans doute ce qui a suscité les réactions le 19 décembre et les semaines suivantes quand les députés fascistes ont voté la loi Darmanin. Tout à coup la loi apparaissait pour ce qu’elle est depuis le début : une loi raciste. Soudain le fascisme n’était plus un fantasme. Et Macron et Darmanin l’opposé d’un obstacle : un marchepied. La voie lui était ouverte. Et maintenant ?

Là on y est : dans la France de la loi Darmanin, dans l’Europe du pacte migratoire qui est dans la même logique raciste et dans la voie ouverte pour les fascistes.

On y est.

Désormais être étranger.e en France – entendons-nous bien, cela n’est pas qu’histoire de nationalité et tout à voir avec le racisme tant cela signifie, Noir, Arabe, Asiatique, Rom, Musulman.e – c’est être considéré « officiellement » comme potentiellement criminel, dangereux, expulsable, etc. Et responsable de tous les maux : déficit de la sécu, chômage, délinquance…

On y est.

Des milliers de jeunes dorment à la rue et les mairies renvoient la responsabilité sur les préfectures qui… envoient les flics détruire le moindre campement.

Les possibilités de régularisation sont non seulement, fonction de l’arbitraire préfectoral, drastiquement réduites mais aussi complètement précaires et limitées dans le temps. Etre immigré.e est aujourd’hui être constamment en sursis.

Même les Immigré.es « légaux-légales » ont un statut fragilisé. Tellement que le pouvoir espère bien qu’ils et elles vont se clandestiner : se cacher.

On y est.

Et tout cela s’accompagne de remises en cause du droit de grève, de l’école du tri social (et raciste) et autres attaques sociales. « Une école qui ferme, c’est une prison qui ouvre ». On pourrait dire la même chose des hôpitaux. Alors Darmanin ouvre des milliers de places dans ces prisons pour étranger.es que sont les centres de rétention.

Souviens-toi de ce que disait Victor Hugo il y a très longtemps à la tribune de l’Assemblée. C’était en 1851. Il avait dit : « Ce gouvernement je le caractérise d’un mot : la police partout, la justice nulle part ». Logique d’une trajectoire : quelques mois plus tard c’est le coup d’état de Louis Bonaparte qui restaurera l’empire.

Souviens-toi de la IIIème République que célèbre Macron. Celle de Jules Ferry surnommé le Tonkinois pour sa politique coloniale et son discours à l’Assemblée sur le « devoir des races supérieures ». C’est aussi celle qui noya la Commune de Paris dans le sang.

Souviens-toi que dans les années 30, de l’Espagne à l’Allemagne en passant par la France, le refus de combattre le racisme antijuif, les politiques de modération pour « défendre la République contre le fascisme », la Constitution présentée comme le rempart et le renforcement de la Défense nationale désarmèrent les mouvements de lutte et aboutirent au fascisme et à la guerre.

Oui on y est : les racistes et les fascistes se lâchent et leurs partis sont donnés gagnants aux prochaines élections européennes.

Et leurs discours sont sans ambiguïté. Marion Maréchal a lancé sa campagne sur les Européennes en ciblant les migrant.es et les musulman.es. Evoquer « Grand remplacement » et « islamisation de la société » ne fait même plus frémir. Cet automne le conseiller d’Emmanuel Macron, Karl Olive, a participé à un meeting à Paris avec Eric Zemmour, Julien Odoul du RN… sur l’immigration zéro.

Le Rassemblement National a recruté l’ancien directeur de Frontex (la police européenne des frontières) qui sera troisième de sa liste pour les Européennes. Il avait dû démissionner de Frontex parce qu’il avait soutenu les gardes-frontières responsables du naufrage qui avait entraîné la mort de 600 migrant.es au large des côtes grecques.

Alors qui peut encore croire que Emmanuel Macron est un obstacle au fascisme ?

Qui peut encore croire que le développement des inégalités, la casse des services publics, l’enrégimentement de la jeunesse, la militarisation de la société, la haine du voisin, de la voisine, du collègue, de la collègue nous mènent ailleurs ?

On a besoin de toi !

Le 19 décembre Sophie Binet, dirigeante de la CGT, avait appelé à la désobéissance civile. Quelques semaines plus tard, devant le Conseil constitutionnel, la vice-présidente de la LDH avait fait de même.

On y est : oui la désobéissance civile.

Pour chasser les fascistes de nos quartiers. Ne pas les laisser prospérer sur ce terreau de désespérance et d’atomisation créé par le pouvoir.

Pour construire des chaînes de solidarité dans chaque quartier, chaque lieu de travail, chaque école, chaque université, des réseaux de défense entre nous, avec et sans papiers, Immigré.es et Français.es contre les arrestations, les expulsions, pour imposer l’égalité des droits.

C’est-à-dire construire ce qui barre la route au fascisme. Et, concrètement, construire l’alternative au monde de Macron, Attal et Darmanin.

C’est possible.

A Paris 2000 jeunes mineurs à la rue s’organisent. Et plus ils s’organisent plus ils fédèrent des réseaux de soutien, collectifs locaux, associations, lycéen.nes et étudiant.es, syndicalistes de l’éducation, travailleurs et travailleuses du secteur social. Leurs actions et occupations ont déjà obligé la mairie de Paris à fournir 600 places d’hébergement.

Des syndicalistes de l’éducation s’organisent en lien avec la Marche des Solidarités et les Collectifs de Sans-Papiers. Des personnels des hôpitaux ont créé une Assemblée pour des soins antiracistes. Des étudiant.es se mobilisent dans les Universités. Et des réseaux et collectifs existent un peu partout.

Tout seul, toute seule, toi, tu ne peux pas grand-chose. C’est vrai.

Mais toi et toi et toi c’est nous. Et on peut être nombreux et nombreuses.

Et si pas toi, pourquoi y-aurait-il elle et lui, tes collègues, tes voisins, tes voisines, nous ?

Chaque sans-papier arrêté.e qui sort libre d’un commissariat parce que toi, elle et lui, étaient relié.es par un réseau de solidarité ce sont des centaines d’autres qui se mettent à penser qu’il vaut mieux s’organiser que de se cacher et de baisser la tête. Du même pas progressent alors la confiance, la solidarité et l’espoir.

Mais si pas toi, pas lui non plus, pas elle non plus. Et les racistes se pensent la voix de la majorité. Et les fascistes recrutent.

Si pas toi, qui ?

Si pas toi, aujourd’hui, qui te défendra demain ? Alors viens.

– Vidéo d’appel à faire circuler : https://youtu.be/088xtEYMdEk

✊🏾 Manifestation anti-raciste – Lannuon

samedi 8 juillet à 11H00, sur le parking quai d’Aiguillon devant la poste à Lannion, une manifestation est organisée à l’initiative de la Coordination Antiracisme du Trégor Goelo

Nous répondons à un appel national de l’UCIJ Unis contre l’Immigration Jetable pour dénoncer la politique migratoire en France et dans certains pays d’Europe. En France nous dénonçons le projet du gouvernement dit projet Darmanin qui instaure une chasse aux migrants. Ce projet est dénoncé par les LR et par l’extrême droite car selon eux il ne va pas assez loin dans la lutte contre l’étranger. C’est inquiétant car le gvt a besoin des LR pour faire passer son texte : pièce jointe « Tract CARTG »

Nous en profiterons pour relayer avec ceux qui le souhaitent l’appel récent lancé par de nombreuses associations, syndicats et partis politiques de marches citoyennes annoncées aussi pour le 8 juillet partout en France, pièce jointe : « notre pays est en deuil et en colère »

Nous dénoncerons les actes racistes, fascistes commis un peu partout en Bretagne ces derniers temps et nous aurons aussi une pensée pour les morts aux frontières et en mer à cause des politiques anti migrants de l’Europe. Nous lancerons des pétales de fleurs issues de nos jardins à partir du pont sainte Anne.

✊🏾 Riposte antifasciste – Océania Hotel Brest

L’extrême droite n’a sa place ni à Brest, ni ailleurs.

Le samedi 17 juin, le propagandiste d’extrême droite Eric Zemmour a programmé de venir à Brest pour une séance de dédicaces à l’hôtel Oceania. Pour nos organisations, Eric Zemmour n’est pas le bienvenu à Brest : nous appelons les habitant·es à le lui faire savoir.

Racistes, sexistes, islamophobes, réactionnaires, Eric Zemmour et les nationalistes, les royalistes, les pétainistes et autres fascistes qui constituent son entourage répandent sans relâche leur haine des musulman·es, des étranger·es, des femmes, des LGBTQIA+….

Depuis des mois, nous alertons sur le fait que les discours de Zemmour et de ses sbires ne sont pas sans conséquences concrètes. Force est de constater que leurs déclarations haineuses viennent légitimer des agressions racistes, islamophobes, antisémites, sexistes, homophobes. En Bretagne, elles sont à l’origine des menaces à l’encontre des élu·es de Callac, à l’origine aussi des menaces de mort contre des journalistes du Poher et de France 3, et, plus récemment, à l’origine de la tentative d’incendie de la maison du maire de St Brévin.

La venue de Zemmour n’est pas anodine, elle est dangereuse tout autant que les idées fascistes qu’il incarne.

Donner de la place à Eric Zemmour, et à ses idées, ce n’est pas participer au pluralisme politique. Nous rappelons son aversion des femmes et sa misogynie extrême : il est actuellement mis en cause pour des faits d’agressions sexuelles. Nous rappelons aussi qu’il a été condamné à de multiples reprises pour incitation à la haine raciale, provocation à la haine religieuse, négationnisme, contestation de crimes contre l’humanité.

Nous ne permettrons pas aux semeurs de haines d’avoir le champ libre pour déverser leur venin. Nous ne les laisserons pas faire régner la terreur.

L’extrême droite n’a sa place ni à Brest, ni ailleurs.

Nos organisations appellent à un rassemblement devant l’hôtel Oceania le samedi 17 juin à 15h.